projet multifonctionnel

La cohésion sociale : Nouvel espoir et « antidote urbain » pour mieux soigner la ville française

Créer du lien social avec le public pour s’ériger en favori. Dans ce billet, je vous suggère de tracer les contours de la ville de demain pour mieux synchroniser et coordonner l’action des divers acteurs en charge de la réaliser et ainsi entrevoir les pistes pour relancer le fonctionnement du coeur des villes françaises.

A l’heure où nous changeons radicalement de cycle, n’est-il pas grand temps de changer aussi de méthodes de travail ?

Le privé s’implique davantage dans les montages de partenariats public et s’interroge. Le secteur privé peut-il fabriquer la ville de demain en collaboration plus étroite avec les autorités locales ?

C’est la question que je vous propose de traiter dans ce billet dans lequel j’explore les contours d’un nouveau métier, une sorte de master développeur de la ville qui aurait pour principale compétence de mixer les fonctions urbaines et doté d’une culture de la transversalité.

En résumé, 4 aspects à découvrir pour  envisager la ville de demain, plus agréable à l’oeil et à vivre.

1/ Une évolution des mentalités apportée par la crise

D’autant que les textes législatifs et réglementaires permettent aux investisseurs privés de se positionner en amont des grandes opérations urbaines mais aussi d’imposer des programmes contraignants, notamment sur le thème de la mixité sociale et jusqu’aux détails du style, des gabarits des programmes, de la taille des parcelles ou des appartements.

De leur côté, certains promoteurs ont enfin compris tout l’intérêt d’améliorer la coordination dans la chaîne des intervenants pour une meilleure qualité des programmes et la qualité fait vendre si le produit est bien conçu et géré.

2/ Nouvelle tendance dans les process d’urbanisme

Souvent constitués d’équipes restreintes, ils sont chargées de flairer les meilleurs sites à développer, non encore urbanisés ou en friche, de monter des projets et de convaincre les élus de leur confier des territoires à aménager, parfois de véritables morceaux de ville, des emprises supérieures à une centaine d’hectares.

3/ Master développeur et interlocuteur unique

Les objectifs poursuivis par les Master Developer impliquent un engagement et une vision complète de la réussite des projets, tout l’inverse des promoteurs privés qui pensent uniquement « droits à construire ».

Ces nouveaux ensembliers urbains se destinent à concevoir des « Mixed-use development project » ou projets dotés d’une approche multifonctionnelle développant un vision plus homogène et équilibrée des espaces traités.

Ne plus mettre en opposition le public et le privé. Les raisons ?

  1. une différence de taille en termes de conception du travail du secteur privé. Les Anglo-Saxons font, en effet, la différence entre «urban design» (à petite échelle et souvent piloté par le secteur privé) et «urban planning» (sur de plus grandes emprises et public), En France, ce n’est pas encore notre cas. Ma solution ?
  2. ne jamais oublier qu’un projet est d’abord et avant tout fait d’espaces publics, de paysages, de ville à partager et pas seulement de droits à construire.
  3. l’intérêt pour tous est que les projets sortent le plus rapidement possible pour améliorer le cadre de vie, valoriser les habitants dans leur environnement et édifier les programmes qui préfigurent l’urbanisme de demain.

4/ Vision plus sociale des espaces urbains

De nos jours, la situation est différente, il apparaît que l’on sort d’un « zoning » pour entreprendre de concevoir des quartiers vivants et mixtes ouverts plus connectés à la ville. Dans cette dynamique de reconquête des clients, certaines foncières se distinguent par leur approche marketing originale. C’est le cas de la cinquième foncière européenne, CORIO, qui imprime dorénavant dans ses centres en activités une approche plus humaine et conviviale à travers son nouveau label « Favorite Meeting Place  » qui se veut festive, amusante et éclectique.

L’idée étant de sortir de l’uniformisation de l’offre commerciale actuelle en se distinguant dans le paysage des équipements commerciaux.

A un urbanisme de séparation, j’oppose donc un urbanisme de proximité qui implique une vision sociale des programmations.

D’autant que les promoteurs et investisseurs s’engagent à porter un foncier qui pourrait leur rester sur les bras en cas de retournement du marché et en assument les conséquences en engageant tous frais de lancement nécessaires (études, plans, immobilisations…).

Ces changements doivent impliquer de nouveaux partenariats dans une nouvelle façon d’entreprendre la ville

 

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