Le ROPO, kezako au juste ?

amazon, digital

Les chiffres du phénomène ROPO

Les français sont en train de devenir les adeptes du ROPO.

Un nouveau « sport » qui consiste à rechercher des infos en ligne sur certains produits et à effectuer l’achat final en magasins.

D’après l’Observatoire du ROPO2 (Research OnLine – Purchase Offline, mais aussi Research OffLine – Purchase Online), 70% des visiteurs d’une enseigne se rendent sur son site Web avant d’acheter, mais 78% d’entre eux n’achètent qu’en magasin.

Autre donnée importante : près de 43% de ceux qui ont visité le site Web d’une enseigne achèteront dans cette enseigne dans les trois mois, dont 7% en ligne et 36% en magasins.

Il faut également savoir que le « taux de conversion » d’un visiteur multicanal est 20% plus élevé que celui d’un visiteur monocanal. En gros, en se renseignant sur Internet avant de se rendre en magasin, un consommateur a plus de chance d’acheter (le taux de conversion est alors de 54% contre 45% pour celui qui n’a pas visité le site Web).

Enfin, il ressort de cet Observatoire que le premier distributeur non alimentaire en France en termes de trafic est Amazon. Le géant américain a, en effet, détrôné Décathlon.

Les audiences digitales sont par ailleurs en forte augmentation alors que les visites en magasin, elles, sont en baisse. Ainsi, le nombre d’enseignes pour lesquelles la visite digitale dépasse aujourd’hui la visite en magasin augmente de 28% en six mois.

Même s’ils restent largement majoritaires, les achats en magasin sont donc en forte baisse, alors que la vente en ligne progresse. Un phénomène qui s’explique par le climat économique qui pousse à la recherche des meilleurs prix, le mauvais temps des mois d’avril à juin et le showrooming qui monte en puissance.

Les distributeurs traditionnels ont été pris entre trois feux : la crise, le mauvais temps et Amazon, ajoute Marco Tinelli, le Président du Groupe FullSIX. Quand près de 20% des consommateurs qui visitent une enseigne finissent par acheter sur Amazon plutôt que dans cette enseigne, cela pèse lourd. La crise et le mauvais temps ont par ailleurs fait décoller le lèche vitrine digital et baisser les ventes en magasin.

L’expérience consommateur incroyable que propose Amazon fait le reste

Au final, la vraie barrière n’est plus dans la méconnaissance du phénomène ROPO, mais dans la capacité des enseignes à agir et piloter en mode multicanal.

Retrouver l’article ITR News

 

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