Pourquoi faut-il densifier Paris et ses environs?

Grands projets urbains

 L’urbanisme, producteur de Villes modernes agréable à vivre.

Parisien de naissance, je me devais de contribuer au débat actuel et tenter de trouver des pistes de réflexion sur ce que j’appelle les « fonciers de demain » pour enfin répondre aux besoins urgents de création de logements dans ce futur grand Paris qui se dessine et surtout sortir de l’idée qui consiste à encore appréhender Paris comme un grand village immuable.

Parmi ces pistes, l’utilisation de l’espace aux endroits délaissés ou inexploités avec pour objectif d’augmenter le nombre de constructions en région parisienne. Pour répondre aux besoins immenses de logements aujourd’hui mais surtout demain, il faut bâtir et donc d’explorer dans ce billet une série de pistes – parfois au risque de susciter la polémique mais il faudra bien faire évoluer notre Grand Paris pour accueillir les futures générations.

Il faudra également bien choisir un jour entre l’étalement urbain et la construction de la ville sur la ville. Sans pour autant bétonner nos champs de patates à tout va ! Il y a des possibilités souvent oubliées, en voici quelques unes.

 70 000 logements à sortir annuellement

Une situation terrible. L’enjeu est de taille et la loi sur le Grand Paris vient de s’emparer de la question puisqu’elle vient de fixer à 70 000 le nombre de logement à créer annuellement en région parisienne.

Actuellement, on tourne bon an mal an, autour de 40 000 logements annuel.

Cela pourra déjà réduire la pénurie actuelle et permettre d’absorber les flux de nouveaux arrivants.

Il faut savoir, en effet, que chaque année la population de Paris et ses environs gagne près de 50 000 habitants en raison de naissances en hausse confirmée par l’Insee.

 

Des phénomènes sociologiques profonds

Dans le même temps, changements de nos sociétés exige, on note un éclatement des familles alors que parallèlement le vieillissement de la population s’accélère.

Ces facteurs démographiques et sociologiques entraînent, vous l’aurez compris, de nouveaux besoins d’appartements. Et contrairement aux croyances collectives, l’Ile-de-France se classe parmi les métropoles les plus improductives en nombre de construction puisque l’on créer actuellement 3,4 logements pour mille habitants, contre par exemple près de 10 en région Languedoc-Roussillon.

 Mixité des personnes et des formes urbaines

La vision que je défends vise ainsi à développer de grands projets d’aménagement à l’échelle de quartiers tout en mixant les formes urbaines, bâtiments hauts et petits qui cohabitent très bien ensemble, mais aussi des personnes – habitation et travail – de manière à favoriser l’animation urbaine et une vie économique plus intense sur un même lieu.

Alors quels sont ces nouveaux fonciers de demain ? Par exemple, reprendre le travail sur des zones déclarées inondables en bordure de canals avec des systèmes de construction surélevés, sur pilotis par exemple, mais aussi de surélever les espaces en terrasse en comblant les dents creuses en toitures parisienne.

Je pense aussi, qu’il y a tout un espace à se réapproprier autour des infrastructures routières – en bordure d’autoroutes – mais aussi des voies ferrées comme cette initiative de dalle caisson imaginée dans le quartier du 13èmre arrondissement pilotée par la Semapa et qui a permis de couvrir les voies avec une technique de construction nouvelle.

L’urbanisme commercial peut aussi contribuer à répondre au besoin de construction en réfléchissant sur le devenir de ces énormes superficies de parking attenants aux bâtis des centres commerciaux.

L’idée de faire de la ville sur la ville, autrement dit de densifier l’existant sans grignoter les espaces extérieurs, ce qui consiste surtout à mettre fin à l’étalement urbain pour préserver les terres agricoles périphériques, la qualité de vie dans ces nouveaux quartiers vivants et l’environnement puisque que la densité urbaine permettra d’éviter les déplacements urbains polluants.

Tout ceci nécessitera de se montrer naturellement plus créatif et audacieux que la moyenne des promoteurs qui pratiquent actuellement et encouragera de travailler sur de grands projets urbains dans une logique de développement à la fois homogène et une pensée globale.

Ces grands projets urbains s’étalent bien souvent dans la durée (en moyenne 10 ans) et sont techniquement plus compliqués à équilibrer pour assurer leur viabilité économique.

On voit bien à travers ces leviers de construction qu’il existe tout un territoire d’abondance ingnoré à faire vivre.

La force de cette mobilisation générale mais aussi la prise en compte des promoteurs-aménageurs de grands projets qui se spécialisent en réalisation de cette typologie de programme pourra permettre, à mon sens, de ne plus considérer Paris comme une somme de villages mais plutôt de l’inscrire comme une grande métropole européenne….en devenir.

 

 

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